Published on Monday April 27, 2020 at 11:12

Génération boucherie Grosgurin « Au Bon Saucisson » !

Vous connaissez probablement la boucherie Grosgurin à Lélex ! Mais savez-vous depuis combien de temps elle existe ? La réponse : depuis maintenant 3 générations. René, le grand-père, (1910 - 2002), fromager de métier, achète en 1936 le fonds de commerce qui était en liquidation. En 3 semaines, il apprend le métier de boucher et réouvre le commerce. Du temps de ‘’ Papy René’’, les habitants du village venaient acheter leur viande même tard le soir. En effet, dans la journée, René était aussi occupé à d’autres tâches : acheter des bêtes pour la boucherie ou les revendre, tous les travaux de la ferme contiguë à la boucherie …
Jusqu’à cette époque, pas de tourisme d’hiver. Celui-ci commence à se développer grâce au 1er téléski construit en 1936, par Jean Grospiron (grand-père d’Edgar, champion olympique) et surtout depuis 1956 avec la création du télébenne.

Par contre l’été, il y avait de nombreuses colonies et les quatre hôtels du village se remplissaient d’estivants en quête de verdure, de pêche et de « bon air » comme on disait alors. La viande était alors servie aux 2 repas ! 
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Claude a baigné dans ce métier très tôt. Lorsqu’il rentrait de l’école il aidait à la boucherie, rasait les têtes de veaux à l’abattoir … Il a pris la suite en 1976.

Il aurait pu être architecte, essayeur de voitures (d’ailleurs, la passion des voitures il l’a toujours !) ou bruiteur. Mais son attachement à son village et sa vallée et la passion du métier transmise par René (qui a continué à aider jusqu’à son décès à 92 ans) l’ont emporté.

Claude a développé l’affaire accompagné de Nadine son épouse. Il a fait de nombreux travaux, développé la vente sur le marché de Ferney depuis 1983, mis en place de nouvelles fabrications … 
Et depuis 2013, Florian & Cyril, ses fils sont à la tête de cette entreprise restée familiale. Ils la développent à leur tour (marché de Divonne, vente en gros) à la grande satisfaction de Claude, toujours présent pour les aider. Et il n’est pas seul, la ‘’Mamy Gilberte’’, 92 ans, donne toujours des coups de mains, sauf pendant le confinement !!!

C’est la 3ème génération. Ils ont fait des études de cuisine et de boucherie et travaillé dans d’autres entreprises avant de revenir. Pour eux aussi c’était une évidence ! 
Le métier a beaucoup évolué ! Les clients mangent beaucoup moins de viande qu’avant, mais la fabrication de la charcuterie (avec toujours les mêmes recettes) et le développement du traiteur permettent à l’entreprise de continuer à exister dans la vallée.

Tous les produits vendus sont de fabrication maison sans exception et la viande essentiellement de production locale.

Et, pour terminer, je laisse le mot de la fin à Jules, 3 ans 1/2, 4ème génération : « C’est bon le gras de jambon, le gras c’est la vie ! » Il le dit à ses camarades de cantine à l’école. La relève serait-elle assurée ?